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Préhistoire

De la préhistoire à nos jours


« De Rémilly et Herny il n’y a rien à dire et où il n’y a rien à voir ». Ceci était imprimé dans un guide touristique paru en … 1860. Cette affirmation est contredite par les nombreuses et importantes découvertes archéologiques faites, tant à Rémilly que dans les environs immédiats. Sans pouvoir situer exactement l’arrivée des premiers hommes sur les hauteurs qui bordent la Nied, certains indices (pointes de silex taillé, grattoirs circulaires, hachettes et autres objets) laissent supposer que ces lieux furent occupés avant la fin des temps préhistoriques.

Les générations se succèdent, vivant des produits de la pêche et du gibier qui abonde dans la plaine et la grande forêt de Rémilly. C’est ensuite l’époque d’autres races qui connaissent le travail du bronze, qui mettent la terre en valeur. Et c’est l’arrivée des Celtes qui remarquent les affleurements du minerai de fer (lieux-dits: Fouilly et Sous-Fouilly).

A la même époque, on produit du sel en quantité réduite par évaporation de l’eau des mares salées du territoire (lieux-dits: Les Salleries et sur la Saumure ou encore « La Salière »). Une bourgade gauloise se développe, révélée par de multiples vestiges (scies en fer, torque de bronze, monnaies). L’arrivée des légions de César et l’implantation de la civilisation romaine transforment une fois de plus le village où sur les rives de la « Nita » (Nied) s’élèvent de riches villas reliées entre elles par un gué. C’est le temps de « Romanorum Villa » (villa des Romains) qui subit en 451 le choc des premières invasions barbares, comme celles des Huns, qui saccagent le pays tout entier.

En passant par Clovis et Charlemagne, « Romanorum Villa » devint par la volonté de Lothaire Ier, empereur d’Occident, fief de l’abbaye de Saint-Arnould de Metz, (charte concédée en 840 à Mayence) approuvée en 842 par la charte de Worms où Charles le Chauve donne à cette même abbaye le village de Rémilly avec la chapelle élevée en l’honneur de saint Martin.

C’est à partir de cette date que débute une longue lutte pour la possession du fief, lutte entre le pouvoir de l’abbaye et les évêques de Metz qui s’accaparent du village « qui a tant d’attrait » pour y établir leur résidence d’été. Certains prélats y font même frapper leurs monnaies qui ont pour légende: Rumeliaci, Rumelingus, Rumeingis, Ruilicis, etc. Ce n’est qu’en 1115 que le différend est réglé et que l’abbaye entre définitivement en jouissance de sa propriété avec cependant la restriction que la forêt de Rémilly, le cours d’eau la Nied et la villa de plaisance restent aux évêques de Metz qui se font représenter par un administrateur appelé le « Voué de Rémilly ».

Nous passons sur les malheurs de ce pays aux heures guerrières des princes de Lorraine, de Bar, de Trèves et du Luxembourg contre la ville de Metz, où la région est dévastée et où seul le moulin d’Ancerville échappe à la ruine.De nouveaux conflits surgissent au XVIIe siècle ainsi qu’au début XVIIIe entre princes et habitants de Rémilly qui, en 1769, est abandonné par l’Autriche à la France avec Béchy, Vittoncourt, Courcelles, Bionville et Servigny-les Raville.

Il faudrait également souligner le fait qu’à partir de 1795 et jusqu’à la création du canton de Pange en 1802, Rémilly est chef lieu de canton de quatorze communes qui dépend de l’arrondissement de Metz à partir de 1800. Aubécourt est supprimée comme commune en 1813 et rattachée à Rémilly.

L’histoire des temps modernes est celle de toute la Lorraine. En 1870 la localité est ravagée par une épidémie de fièvre typhoide, variole typhus qui se solde par 58 décès C’est l’occupation du territoire et Rémilly se trouve inclus dans un « Reichland ». Et ensuite la première guerre mondiale qui voit « Remelach » plier aux exigences allemandes jusqu’en 1918. Le retour à la France ne fut pas définitif puisque le 16 juin 1940 les troupes hitlériennes entrent à nouveau à Rémilly où elles resteront jusqu’au 11 novembre 1944 date de la libération de Rémilly.

Le nom de Remilly

En 840 – 842, on relève RUMELIACUM – ROMELIACUM.
Le premier document écrit citant ce nom serait une charte établie le 13 août 840 à Mayence, par laquelle LOTHAIRE 1er, Empereur d’Occident, fils de Louis le Débonnaire (ou le Pieu) concédait les revenus de Rémilly à l’abbaye de Saint Arnould, située près de Metz. Ces biens se composaient de trente manses, un moulin, une importante forêt au nord de la nied, des étangs et des viviers. Sur les manses d’environ douze hectares vivaitent desfamilles libres, affranchies, chassées ou asservies. Chaque manse comprend une maisonnette, un curtil, des terres arables, des droits d’usage sur les pâtures et les bois. Les manses passaient de père en fils. Serfs ou libres, les paysans étaient tenus par les redevances et les droits dus au seigneur, les durées de travail fixées par les corvées. Rémilly, avec ses trentes manses pouvait compter entre 150 et 200 habitants. La natalité était très élevée mais la forte mortalité infantile ne permettait qu’à un petit nombre d’atteindre l’âge adulte.
Le deuxième document est la charte établie le 24 février 842 par laquelle Charles le Chauve, frère de Lothaire, confirmait à l’abbaye de Saint Arnould, la donation du village de Rémilly avec la chapelle élevée en l’honneur de Saint Martin.

875 Rumiliaco

878 Rumeliacum – « acum » : suffixe gaulois exprimant un rapport d’appartenance.

964 Reumayum

1006 – 1107 Les évêques de Metz auraient fat frapper monnaie à Rémilly. on retrouverait : Rumeliaci … Rumeingis… Rumelingus… Rumelingis.

1036 Rumilly

1123 Romeliacum

1239 Remilley (dans les pays de langue d’oil, le suffixe gaulois « acus » se transforme en « ey »)

1445 Remelach

1544 Remileyum

1607 Rémilly

1614 Rumilly

1631 Ramilly

1686 Rumilly (registre paroissial)

1699 Rémilly (registre paroissial)

1915 (Remelach)

1918 Remilly

1940 Remelach

1944 Rémilly
Ce nom de Rémilly est confirmé par la délibération du Conseil Municipal en date du 11 septembre 1951. Motif : « dénomination conforme à l’usage et à la prononciation habituelle ».
En patois roman, le nom de Rémilly devient Remiy ou Rem’hy.

Selon les historiens, différentes versions apparaissent :
1. Dom Calmet 1756 : Rémilly viendrait de « Remillius3 lieu situé sur la pente d’une montagne. L’ancien village celtique était implanté au « Haut des Pierres ».
2. Charles Abel 1860 : le nom de Rémilly se décompose en « Romanorum Villa » soit villa des romains. On retrouve sur Rémilly plusieurs villas romaines.
3. Terquem 1863 : Rémilly vient de Remill – mot tronqué de Romer = romain – et y de id ou iddin, en celtique : demeure d’ou demeure romaine.

L’étude suivante a été faite par un professeur du collège.
1. ROMULUS – iacum
(e-i) suffixe celtique
(u-e) Ce suffixe signifiant « localité de … (localité appartenant à …) » devient :
« y » en France du Nord et de l’Est
« é » en France de l’Ouest
« ac » en France du Sud Ouest (Rémilly en Dordogne serait Rémillac)
2. Le nom de personne est manifestement d’origine latine mais :
a) il peut comporter à peu près n’importe quelles voyelles.
Romulus
Remilus
Rumelus
Rumilus …
b) Il serait téméraire de rapporter Rémilly à Romulus, fondateur de Rome.
c) Même si son nom n’est attesté qu’au milieu du IXème siècle, Romeliacum a du être fondé quelques siècles plus tôt : après les crises et invasions du IIIème siècle, bien des villes se sont dépeuplées, les gens se sont regroupés dans les « villae », vastes propriétés agricoles, organisées autour de la maison du maître – Rémilly aurait alors été la propriété d’un certain « Romul(i)us » ou « Remil(i)us ».
Qui était-il ?

 sans doute pas un praticien ou un chevalier romain ou même simplement italien (ces gens se sont très peu implantés dans le nord de la Gaule)

 un gaulois ? mais la trace des Gaulois se perd assez rapidement dès le IIème siècle.

 un germains ? les envahisseurs du IIIème siècles ont été éliminés (soit tués, soit intégrés complètement). Ceux des Vème et VIème siècles ont gardé leur nom germanique qui indiquait leur appartenance à la race des conquérants et à la nouvelle noblesse.

 « R…m…lus » aurait pu être un colon : les militaires accomplissaient à cette époque vingt cinq ans de service. Vu la crise du recrutement, surtout en Italie, on forçait les fils de lilitaires à embrasser la même carière. Souvent, il s’agissait d’affranchis, installés aux frontières, sur un lopin dont ils avaient l’usufruit, à charge pour eux de défendre l’Empire.
A l’origine de Rémilly, il y aurait donc une parcelle cultivée par un militaire (colon) aidé de sa « familia » c’est à dire sa famille et les esclaves qui y étaient attachés.

REMILLY : Dictionnaire du département de la moselle (VIVILLE)
An 1817
Rémilly, village sur la Nied française, paroisse et mairie qui ont pour ann. le village d’aubécourt et le moulin de Richary, arrond. de Metz, canton de Pange, à 23 kil. N. E. de Metz, 10N. de Pange ; popul. 692 indiv., maisons 70, territ. prod. 957 hect., dont 245 en bois ; une tiulerie.
En 841, Charles le Chauve donna la terre de Rémilly avec toutes ses dépendances, à l’abbaye e Saint Arnould, pour le salut de l’empereur Louis le Débonnaire, son père, qui était enterré dans cette église :
« pro animae remedio, boae beataeque recordatiois domini ac genitoris nostri, videlicet Augusti Ludovici. »
« … pour le repos de l’âme et en souvenir bon et heureux de notre Seigneur et père … »
Cette donation fut ratifiée par d’autres chartes de Lothaire Ier, empereur des romains, et de Louis de Germanie, frère de Charles le Chauve.

Les armoiries

Les armoiries de Rémilly

blason
Parti de gueules au dextrochère de carnation, vétu d’azur mouvant d’un nuage d’argent, tenant une épée haute d’argent garnie d’or, accotée de deux cailloux d’or, et d’azur à la demie-aigle d’or mouvant du parti.
A dextre, armes du chapitre cathédrale de Metz, qui rappellent que Rémilly était le chef-lieu d’une châtellenie de l’Evêché dès le Xe siècle ; à senestre, armes de l’abbaye des bénédictins de Saint Arnould de Metz, à qui avait droit de patronage pour la paroisse.
De cette situation, le cadastre de la commune de Rémilly conserve des témoignages : les lieux-dits « Champ l’évêque » avant Voimhaut, « Pièce Saint Arnould » sur la route de Dain, « Breuil Saint Arnould » après le pont de la Nied.

Auguste Rolland

Auguste ROLLAND

Né à Metz le 04 juin 1797, Auguste ROLLAND était emmené quelques jours après sa naissance à Rémilly « d’où sa mère n’était sortie que pour chercher à la ville le secours des médecins ».

Il passa ainsi son enfance à Rémilly où son père était notaire.
A treize ans, on le plaça au collège de Sarreguemines où avec le latin, l’histoite et la géométrie, il reçut ses premières leçons de dessin.

Il poursuivit ensuite ses études, d’abord à Heidelberg où, tout en apprenant l’allemand, il dessina les vieux chateaux des bords du Neckar (1817), puis ensuite à Strasbourg où il obtint le grade de bachelier ès lettres (3 juillet 1818) et celui de bachelier en droit (6 juillet 1819).

Il s’en alla ensuite terminer ses cours et subir les épreuves de la license en droit à Paris (5 janvier 1821) afin de pouvoir, après un stage, exercer le notatriat à l’étude de Pange qui lui était proposée.
Devenu architecte après avoir passé vingt mois dans l’atek=lier de Ménager, bon architecte et professeur éclairé, il renonça à l’architecture comme il avait renoncé au notariat.

L’exposition départementale de l’Industrie et des Beaux Arts qui s’ouvrit à Metz en 1834 lui fit découvrir son talent pour la peinture.
Après avoir fréquenté Charles Laurent MAréchal, il se révéla un peintre paysagiste réputé « le roi du paysage au pastel », « pastelliste émérite et « vivant animalier ».

Il était l’auteur de nombreux tableaux, inspirés par les beaux paysages qui l’entouraient au sein de la nature ou qu’il avait rapporté de ses voyages, souvenirs qu’il faisait revivre avec bonheur dans ses peintures.
Ses oeuvres étaient particulièrement recherchées à Paris où l’on s’arrachait ses pastels. C’était l’époque de ses grands succès.
Philanthrope et bienfaiteur de Rémilly dont il fut maire de 1834 à 1850, il employa une bonne partie de sa fortune à faire de sa commune un village modèle.

En 1840, il fit restaurer l’église et construire à ses frais le nouveau clocher (détruit le 11 novembre 1944).
Il fit construire le Mairie-Ecole dite d’Auguste ROLLAND (à l’angle de la rue Auguste Rolland et de la rue de Pont à Mousson) ; en partie sinistrée en 1944 dont les sculptures furent faites en dehors des devis et aux frais exclusifs d’Auguste Rolland.

Il légua à la commune de Rémilly une somme de deux mille francs or dont la rente était spécialement consacrée à l’entretien des bâtiments de la mairie (spoliée par les Allemands).

La vente des tableaux d’Auguste Rolland formait un budget spécial, dit « budget des pastels » affecté aux besoins du village et surtout des écoles.
Geâce à Auguste ROLLAND le renommée de Rémilly passa même les frontières puisque trois gravures parurent vers 1880 à Stuttgart.

Auguste ROLLAND ne se contenta pas seulement d’embellir Rémilly. Il fit construire d’après ses plans les mairies des communes environnantes de Herny, Luppy, Béchy, Adaincourt et Courcelles-Chaussy.
Il mourut à Rémilly le 27 avril 1859.

Sur sa tombe, dans le cimetière privé de la famille ROLLLAND – PEUPION, est gravé « Rémilly garde le souvenir de ses bienfaits ».

Lors de la séance du 12 août 1860, le Conseil Municipal de Rémilly a pris par acclamation la décision que le buste de bronze d’Auguste ROLLAND, exemplaire unique coulé grandeur nature d’après le modèle fait en 1849 par Charles PETRE, serait placé dans la salle des séances.

Dans sa séance du 03 octobre 1935 le Conseil Municipal a décidé de donner le nom d’Auguste ROLLAND à une partie de l’artère principale qui traverse l’agglomération de Rémilly.

Les oeuvres d’Auguste ROLLAND

Le CHAUME :
En 1842 Auguste ROLLAND exposa à Metz Slege Pastel dont le principal qui était d’ailleurs une de ses meilleures productions était intitulé « LE CHAUME » qui fut l’objet d’une poésie de son frère Adolphe ROLLAND :
• « Cette île est mon royaume »
• « Chaume »
• « Où je sommeille en paix »
• « Où le feu que j’allume »
• « Fume »
• « Dans les arbre épais » (Extrait)

LE VILLAGE LORRAIN
Exposé à Paris en 1844 couronne une heureuse série  » Il est aussi bien peint qu’il est conçu »

LES ROSEAUX DE BOULIGNY
(Dans Ecole de Metz en couleur)
Parmi les meilleures oeuvres d’Auguste ROLLAND. Paris s’arrache ses pastels. C’est l’époque des grands succès.

BORDS DE LA NIED

QUEUE D’ETANG

CANARDS SAUVAGES

SANGLIERS CHANGEANT DE PAYS
(Dans Ecole de Metz en couleur)

L’ATTENTE EFFET D’HIVER
(Dans Ecole de Metz en couleur)

Charles Valette

Louis Charles VALETTE

Né à LOUTRE en SARRE le 16 mars 1804, fut député à l’assemblée constituante de 1848 à1849 et maire de Rémilly de 1850 au 16 septembre 1870 date de son décès survenu à la suite des mauvais traitement que lui avaient infligés les autorités d’occupation prussiennes.
Il fut surnommé par certains « Le Pacha de Rémilly » car il se battait avec intransigeance, fermeté et succès contre tous ceux qui tentaient de freiner l’extention et le développement de Rémilly.

On lui doit de nombreuses et importantes réalisations communales : création d’un bureau de Bienfaisance (1855) soutenu par une rente de son ami Auguste ROLLAND, d’une société de prévoyance et de secours mutuels « L’Union » (1856), d’une crèche communale (1857) la première dans une commune rurale.

On lui doit aussi la construction de la maison des pâtres (1854), l’école (1854-1856), la rénovation du presbytère (1857). Dès 1860, il réalisa le drainage des terres qui bordent la Nied.

En 1864, il organisa un nouveau partage des biens communaux (en place jusqu’en 1967 où une loi a supprimé les portions communales).

A sa mort, Louis VALETTE a légué par testament à la commune, une maison 8, rue de Pont à Mousson pour y loger gratuitement une sage femme.

Un monument à sa mémoire se trouve à l’entrée gauche du nouveau cimetière, et une salle de la mairie porte son nom rappelant ainsi son attachement à l’intérêt général, à la liberté individuelle du citoyen et à sa commune de REMILLY.

Château Rolland Peupion

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Le Château Rolland Peupion

Ce château situé sur le haut du village fut construit par la famille ROLLAND vers 1830 contre des dépendances agricoles déjà existantes.
(Il ne figure pas sur le plan cadastral du village de Rémilly en 1819)
Il est demeuré propriété de la famille ROLLAND jusqu’à la fin du XIXe siècle où il passa par héritage à la famille PEUPION, héritage ayant son origine dans le mariage de Paul ROLLAND avec Anne-Marie PEUPION le 20 mai 1856.

C’est dans ce château qui n’était pas la demeure d’Auguste ROLLAND, que furent assassinés le 16 octobre 1860 l’ancien Conseil Général du canton, Alexis ROLLAND, et son épouse Marie-Catherine GANDAR (c’étaient les parents de Paul ROLLAND)

Un crime affreux. « La vie dans le canton de Pange »
Un évènement qui frappa l’imagination populaire fut l’odieux assassinat d’Alexis Rolland, ancien Conseiller Général du canton, et de son épouse née Marie-Catherine GANDAR, dans la nuit du 15 au 16 octobre 1860.
La déposition d’un cantonnier qui, entre Tragny et Moncheux, avait remarqué le passage d’un homme à la main blessée et la découverte d’un mouchoir à initiales dans une cabane forestière permirent d’arrêter assez rapidement le coupable.

Nicolas Didier, transfuge bavarois, avait été autrefois au service des Rolland comme cocher, puis était parti à Paris. impliqué dans une affaire de vol, il fut reconduit à la frontière.
Mais revenant sur ses pas, il se dirigea vers Rémilly, s’introduisit dans la maison de ses anciens maîtres et les tua à coups de hachette dans l’espoir de les voler.
Après son forfait, il se rendit à Pont à Mousson, y pris le train et se réfigia à Loroy dans le Cher où il fut capturé. Jugé à Metz le 05 décembre 1860, il reconnut avoir agit seul et fut condamné à mort.
Par un froid très vif, au matin du 07 janvier 1861, il fut exécuté sur la place du rempart du fort Moselle.

Le château fut habité par madame Veuve Louis, Auguste PEUPION née Louise, Emilie PORTE jusqu’à son décès le 20 juin 1933.

A partir de cette date, personne ne résidait plus au château qui demeurait dependant sous la surveillance du jardinier, Monsieur Auguste Nicolas.
Une bonne partie des terres de la propriété ainsi que les dépendances et écuries du château furent vendues le 10 mars 1936.

Après ce démantelement, le bâtiment du château demeurait seul avec son colombier, ses serres, la maison du jardinier (rue des juifs) et environ 3 hectares de jardin, bosquets, taillis et brousailles.
Lors de l’invasion de la RUHR en 1936, le château fut occupé durant plusieurs mois par l’armée française.

Il fut à nouveau le siège de l’Etat-Major de l’armée en septembre 1938 et à partir dela déclaration de la guerre en 1939. Dès juin 1940 l’armée allemande en prit possession et enfin les troupes américaines s’y installérent provisoirement en novembre 1944, bien que sa toiture ait été en parti endommagée par les obus.

Après la guerre les héritiers de Madame Auguste Peupion vendirent le château à la fédération des déportés Politiques pour y créer une maison de repos.
La fête de Rémilly se déroula durant quelques années dans le parc ainsi que la garderie des enfants pendant les grandes vacances.

Malgré le plein succés d’une importante kermesse organisée le 20 juillet 1952 pour la restauration du château, rien ne fut réalisé.
C’est alors que plusieurs entreprises de passage, titulaires d’importants chantiers dans la région, l’ont utilisé pour y héberger leurs ouvriers étrangers et installer leurs dépôts et ateliers.

A la suite de ces diverses occupations, les radiateurs de chauffage central, les marbres des cheminées et les tablettes de fenêtres, les portes, lesparquets en chêne et les fenêtres même avaient disparu.

Il ne restait plus que les murs nus et la toiture. il faut dire que celle-ci reposait sur une magistrale charpente qui prenait appui uniquement sur les quatre murs périphériques du bâtiment.

En état de délabrement complet dès l’année 1960, il fut acheté par le Groupement d’Encouragement à la Construction de la Moselle à Montigny les Metz (président : Joseph SCHAFF).

En 1962 une fabrique d’emballages et de contre plaqués s’y réfugia provisoirement durant quelques temps mais l’état des locaux rendait le bâtiment inutilisable.

Menaçant ruine il fut rasé en 1963 et permit ainsi la réalisation des travaux du lotissement « Au Parc » dès 1964.